
Stanley Milgram (1933-1984) est un psychologue américain de l’université de Yale.
Dans les années 1960, il réalisa une expérience très célèbre en psychologie sociale Elle visait à comprendre :
« Comment des personnes ordinaires sont prêtes à faire souffrir une autre personne innocente, si leurs responsabilités professionnelles consistent à infliger une douleur.»
Bien que populaire, L'EXPERIENCE DE MILGRAM est loin d’être plébiscitée.. Elle fait l’objet de quelques critiques. Mais, dans les lignes qui suivent, nous nous bornons à l’examiner en toute neutralité.
C O N T E X T E
Le psychologue Stanley Milgram initia ses expériences en 1961, un an après le début du procès d’un criminel de la Seconde Guerre Mondiale, Adolph Eichmann. Il examina les JUSTIFICATIONS des accusés ainsi que la DEFENSE fondée sur L'OBEISSANCE ou LE RESPECT DE L'ORDRE émanant de la HIERARCHIE
La préoccupation de Stanley était de savoir comment des citoyens allemands, au cours de la domination nazie, étaient capables de contribuer à l’extermination des millions d’innocents dans les CAMPS DE CONCENTRATIOIN.

O B J E C T I F
Les mécanismes psychologiques à la base du comportement des milliers d’hommes qui ont perpétré des actes de tortures et ont tué des millions de personnes, étaient au cœur de l’expérience initiée de Milgram.
- Cette expérience visait à comprendre comment des Allemands, durant la Seconde Guerre Mondiale, pouvaient être influencé à telle enseigne qu’ils commettent des atrocités.
Le protocole expérimental mis en place au laboratoire avait pour but de TESTER LE DEGRE de soumission à l’autorité ou D'OBEISSANCE d’un individu devant une autorité qu’il juge LEGITIME bien que contraire à la morale.
D E R O U L E M E N T



« L'EFFICACITE DE LA PUNITION SUR LA MEMORISATION"»
«L’expérience de Milgram» a été décrite aux participants, comme étant une étude visant à évaluer :
Pour ce faire, les participants devaient administrer des DECHARGES ELECTRIQUES à un tiers. Ainsi, une décharge (fictive) représentait la PUNITION.
- Des personnes volontaires furent recrutées pour cette expérience. Elles récoltent pour leur participation la somme de 4,5 $.
Les participants avaient le rôle de celui qui incarne L'AUTORITE. il n’est pas INFORME des OBJECTIFS REELS de l’expérience et ne sait pas que LES DECHARGES SONT FICTIVES.
- L’ELEVE doit s’efforcer de MEMORISER les listes de mots,
- CELUI QUI DICTE LES MOTS évalue les réponses et envoie la DECHARGE lorsque l’ELEVE commet une ERREUR.
En fait, l’élève est un ACTEUR qui fait SEMBLANT de recevoir des décharges. LUI et l’EXPERIMENTATEUR sont des COMPLICES.
« Pour chaque erreur, l’élève recevait des chocs allant de 15 jusqu’à 450 volts !»
C
O
N
C
L
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S
I
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R E S U L T A T S
- 65 % DES PARTICIPANTS (26 sur un total de 40)
- ont administré à l’élève, le choc maximal MORTEL qui est de 450 VOLTS.
- ont infligé une torture, une souffrance à un INCONNU en se conformant à la demande d’une figure d’autorité (l’expérimentateur).
« Ainsi, il s’est avéré qu’une personne peut EXECUTER UN ORDRE émanant d’une AUTORITE, même si cette injonction va l’encontre de ses valeurs morales ou de ses principes de vie.»
Cette expérience montre ainsi qu’un ÊTRE HUMAIN NORMAL est disposé à OBEÏR sans réserve et sans intimidation aux HAUTE AUTORITES.
Olivier Bony, psychologue